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Le chamois. (chasse photo)

Le chamois. (chasse photo)

Le chamois en photographie, trucs et astuces. Identification, (...)

Le chamois en photographie, trucs et astuces. Identification, (...)

Identifier le chamois, cornes et pelages.

Les chamois se distinguent aisément par leurs petites cornes d’un noir ébène qui contrairement aux Cervidés sont conservées jusqu’à la fin de leur vie et en permanence. Les cornes poussent dès la naissance et sont visibles dès le deuxième mois. Le crochet des cornes du mâles est plus recourbé que celui de la femelle.

Sur l’échine, les chamois mâle portent une crinière, communément appelée « barbe », qui peut mesurer jusqu’à 30 cm lors du rut, alors qu’en été elle ne fait plus que 5 à 7 cm. Grâce à un muscle horripilateur, les poils de la crinière peuvent se dresser verticalement. La couleur du pelage varie selon les saisons : foncé en hiver, plus clair à la saison chaude.

Approcher le chamois sans le déranger

Le chamois distingue un mouvement à près d’un demi-kilomètre dans la pénombre, toutefois cet animal éprouve des difficultés à identifier des objets immobiles, même proche de lui. Son ouïe est habituée aux bruits liés aux activités humaines. Les chamois font par contre très attention à tout bruit insolite et pour repérer s’il y a danger ou non, ils utilisent leur sens le plus développé : l’odorat. Ce sens leur permet de confirmer, par vent favorable, la présence d’intrus à plus de 500 mètres.

Si vous ne tenez pas comptes de ces sens affutés, vous verrez fuir le peureux. Malgré une grande focale, votre photo n’en sera que loupé. Prenez donc une grande précaution lors de l’approche et ne rentrez jamais dans son espace de vie. S’il vous sent, s’il vous voit, il tournera les talons (ou plutôt les sabots) .

La vie des hardes de chamois

Durant la période du rut dès le mois d’octobre, il se met dans tous ses états et devient très agressif envers les autres chamois. Dans le groupe, on trouve également la femelle, appelée chèvre. Au mois de juin, elle quitte la harde pour aller s’isoler sur d’étroites falaises herbeuses et mettre au monde un cabri qu’elle élèvera jusqu’à l’âge d’un an. Le cabri est aussi appelé chevreau. Après 20 jours, de petites bosses annoncent l’arrivée des cornes. Un cabri ne peut se passer de sa mère qu’après quatre mois. L’éterlou, chevreau mâle d’une année, vit encore avec sa mère, tout comme l’éterle, la femelle d’un an.
La dernière bête composant la harde est la bréhaigne, celle-ci est une vieille femelle stérile. La harde peut être constituée d’une centaine de chamois mais également de quelques têtes.


Où trouver des chamois ?

Au printemps les chamois quitte la forêt qui les a protégés pendant l’hiver, et repartent plus haut en quête des premières touffes d’herbe. C’est aussi vers cette époque qu’a lieu la mue printanière : qu’ils garderont un peu plus de 3 mois. Leur habitat et lieu de passage sont claircemé de poils. Il n’est pas rare de trouver quelques touffes accrochées à l’écorce d’un arbre.

A la fin mai - début juin a lieu la mise à bas à l’abris dans une falaise. Après moins d’une heure, les chevreaux peuvent se lever, et après une a deux semaines, les petits intègrent la harde, parfaitement capables de la suivre dans ses périples en falaises et forêts.

Vers la fin de l’été - début de l’automne a lieu la seconde mue, peu spectaculaire : ils perdent leur pelage d’été et de nouveaux poils poussent, assombrissant progressivement le pelage d’été. C’est en automne qu’a lieu la période du rut.

En hiver, la nourriture est rare, et la mortalité est maximale, par ailleurs, elle est corrélée avec l’épaisseur de la couche de neige. Les chamois sont réduits à manger les arbustes, et les quelques herbes qui dépassent du manteau neigeux. On le retrouve en pente sud, à des altitudes assez basses quand l’homme n’y habite pas.

On croit souvent que les chamois se cantonnent à la haute montagne, ce qui est faux. Dans les Alpes, ils sont repoussés par l’homme à l’étage alpin. L’altitude qu’ils affectionnent le plus est la zone des forêts et la partie inférieure des zones pastorales, entre 800 et 2300 m. Plus haut, ils sont limités par la présence plus rare des pelouses alpines, inexistantes au dessus de 3000 m. En l’absence de l’homme, il peut s’établir à des altitudes extrêmement basses, comme dans le Jura ou dans les Vosges du Sud, jusque vers 600 m. Partout où il est présent, on remarque un relief plus ou moins accidenté et des zones rocheuses.


Stéphan


Photographe, ascendant plasticien et auteur d’oeuvres multimédias, Stéphan Lamielle crée depuis toujours. Communicatif, expansif et pédagogue, il intervient lors de conférences. Il dispense des cours d’analyse de l’image et de photographie artistique. (...)
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